Immense succès pour « Ténor in flamenco » à Cannes le 21 juin! (photos & article)

Nous vous annonçions « Ténor in flamenco » pour la première fois sur le Port Canto à Cannes, dans une version inédite, proposé par l’Association Cannes en Héritage. 800 spectateurs ont assisté à la représentation du 21 juin, à l’occasion de la Fête de la Musique! Retour sur cet évènement avec le Ténor Di Bettino, Lisa Carmen « La Carmencika » et Nino Garcia « El Miura », grâce à des photos et un article internet.

Photos :


Article internet : https://decisionsdigitales.substack.com/p/a-cannes-le-tenor-bertrand-di-bettino

À Cannes, le ténor Bertrand Di Bettino fait dialoguer art lyrique et flamenco.

Au Port Canto, Cannes en Héritage a réuni le ténor Bertrand Di Bettino, Lisa Carmen et Nino Garcia dans une rencontre entre art lyrique et flamenco.

Le 21 juin 2026, l’esplanade du Port Canto à Cannes n’a pas simplement accueilli un concert supplémentaire pour la Fête de la musique.

Elle est devenue, le temps d’une soirée, le point de rencontre entre la voix lyrique, la danse flamenco et la guitare espagnole.

Sur scène : le ténor Bertrand Di Bettino, la danseuse flamenco Lisa Carmen « La Carmencika » et le guitariste Nino Garcia, dit « El Miura ».

Devant eux, deux publics se sont progressivement rejoints.

Il y avait d’abord les Cannoises et les Cannois venus volontairement assister au spectacle, informés par la programmation et la promotion locale. Mais le Port Canto est aussi un lieu de promenade, de restauration et de passage, fréquenté par des visiteurs, des vacanciers et des plaisanciers.

Certains n’avaient pas prévu d’assister à un concert.

Ils ont entendu une voix, aperçu une robe flamenco, reconnu le son d’une guitare. Ils se sont arrêtés. Puis ils sont restés.

Un spectacle vivant réussit parfois quelque chose que la communication seule ne peut pas obtenir : transformer un passant en spectateur.

◉ Une soirée portée par l’association Cannes en Héritage

Le spectacle n’est pas apparu spontanément sur l’esplanade.

Il a été organisé, programmé et promu par l’association Cannes en Héritage, présidée par Claude Nicole MARTINOT.

Cette précision est importante. Derrière chaque manifestation culturelle se trouve un travail souvent invisible : choisir les artistes, coordonner le lieu, rendre l’événement identifiable et donner au public une raison de venir.

Pour cette édition de la Fête de la musique, Claude Nicole MARTINOT et l’association Cannes en Héritage ont choisi une proposition qui ne correspondait ni tout à fait à un récital lyrique traditionnel, ni à un spectacle de flamenco classique.

Ce choix a permis de réunir plusieurs sensibilités.

→ Les amateurs de chant lyrique pouvaient retrouver la puissance d’une voix de ténor.

→ Les passionnés de flamenco retrouvaient la danse, la guitare et le rythme.

→ Les néophytes disposaient d’une porte d’entrée plus accessible vers deux univers parfois considérés comme exigeants.

La programmation culturelle locale joue précisément ce rôle : ne pas seulement proposer ce que le public connaît déjà, mais provoquer des rencontres qu’il n’aurait pas nécessairement imaginées.

En choisissant Ténor in Flamenco, l’association Cannes en Héritage a fait le pari de la rencontre plutôt que celui de la simple juxtaposition.

Les autres actions de l’association sont présentées sur le site de Cannes en Héritage.

◉ Ténor in Flamenco : une rencontre née entre l’Espagne et l’art lyrique

Le projet imaginé par le ténor Bertrand Di Bettino trouve une partie de son origine dans son enfance.

Lors de voyages familiaux à Peñíscola, en Espagne, il découvre les concerts organisés dans les bodegas, la musique espagnole, les voix et la proximité particulière qui existe entre les artistes et le public.

Ces expériences forment son oreille et nourrissent progressivement son envie de chanter en espagnol.

Plus tard, sa formation lyrique lui apporte la technique, le répertoire et les codes de l’opéra. Mais plutôt que de maintenir ces deux mondes à distance, il cherche les passages possibles entre eux.

L’un de ces passages est la zarzuela, forme de théâtre lyrique espagnol dans laquelle le chant, la musique et la dimension dramatique se rencontrent.

Ténor in Flamenco ne consiste pas à poser une danse flamenco à côté d’un air lyrique. Le spectacle cherche un langage commun entre la voix, la guitare et le corps.

Cette construction permet de sortir des cadres les plus stricts de chaque discipline, sans les dénaturer.

L’art lyrique conserve sa puissance vocale. Le flamenco garde son rythme, son intensité et sa présence physique. Mais leur rencontre change la manière dont le public les reçoit.

◉ Nino Garcia, dit « El Miura » : la guitare comme trait d’union

Dans cette rencontre, le guitariste Nino Garcia, dit « El Miura », occupe une place essentielle.

La guitare ne se limite pas à accompagner le ténor Bertrand Di Bettino ou la danse de Lisa Carmen. Elle crée la respiration du spectacle.

Elle installe les atmosphères, prépare les changements de rythme et relie les différentes expressions artistiques.

↳ La voix apporte l’ampleur et la ligne mélodique.
↳ La danse donne au spectacle son mouvement et sa tension physique.
↳ La guitare construit le lien entre les deux.

Sans ce dialogue, le risque serait de voir se succéder trois performances distinctes.

Avec lui, le public assiste à un spectacle cohérent, dans lequel chaque artiste répond aux autres.

◉ Un spectacle capable de parler aux initiés comme aux néophytes

Le chant lyrique peut parfois sembler inaccessible à ceux qui n’en connaissent ni les œuvres ni les codes.

À l’inverse, le flamenco possède lui aussi ses traditions, son vocabulaire et une exigence qui dépasse largement l’image parfois folklorique que l’on peut en avoir.

Ténor in Flamenco crée un espace intermédiaire.

Les spectateurs attirés par la voix découvrent la puissance de la danse et de la guitare. Ceux qui viennent d’abord pour le flamenco rencontrent une forme de chant lyrique plus directe, plus proche et moins impressionnante qu’une représentation d’opéra traditionnelle.

Cette capacité à faire circuler le public d’un univers à l’autre constitue probablement l’une des forces principales du spectacle.

Le ténor Bertrand Di Bettino raconte d’ailleurs que certains spectateurs viennent lui dire, après une représentation, qu’ils étaient venus pour le flamenco mais qu’ils ont découvert le chant lyrique.

D’autres suivent exactement le chemin inverse.

Le spectacle ne simplifie pas les disciplines. Il simplifie la manière d’y entrer.

◉ Une reconnaissance construite auprès du public

Ténor in Flamenco n’en était pas à sa première rencontre avec les spectateurs.

Le spectacle a notamment été présenté au Festival Off d’Avignon et distingué à plusieurs reprises lors des Avignon Awards, un classement fondé sur les votes et les commentaires du public.

→ Premier prix en 2023.
→ Deuxième prix en 2024.
→ Premier prix en 2025.

Ces résultats sont d’autant plus significatifs que le spectacle n’était pas toujours programmé pendant toute la durée du festival.

Ils montrent que le concept ne repose pas uniquement sur l’effet de surprise provoqué par l’association du ténor et du flamenco.

Il fonctionne aussi dans la durée.

Le ténor Bertrand Di Bettino insiste également sur la proximité créée avec le public. À la fin des représentations, les artistes échangent avec les spectateurs, recueillent leurs impressions et les invitent parfois à participer pendant le spectacle.

Cette relation directe contribue probablement à expliquer pourquoi certaines personnes reviennent assister à une nouvelle représentation.

◉ Une proposition adaptable aux lieux et aux événements

Le concert donné à Cannes permettait aussi de comprendre une autre caractéristique du travail du ténor Bertrand Di Bettino : sa capacité d’adaptation.

Une prestation artistique ne se construit pas de la même manière dans une petite salle, sur une scène municipale, dans un palais des congrès, un hôtel ou en extérieur.

Le nombre d’artistes, la durée, les lumières, la sonorisation et la mise en scène peuvent évoluer selon les besoins.

Pour une configuration plus intime, le spectacle peut réunir le ténor, une danseuse flamenco et un guitariste.

Dans une salle plus importante, plusieurs danseurs et musiciens peuvent rejoindre la scène.

La danse flamenco nécessite également une surface adaptée afin que les frappes de pieds puissent être entendues correctement. Des praticables en bois peuvent donc être ajoutés lorsque le lieu ne dispose pas d’un plancher approprié.

Le spectacle peut ainsi être envisagé pour différents contextes :

→ fêtes municipales et événements culturels ;
→ festivals et théâtres ;
→ galas ou anniversaires d’entreprise ;
→ hôtels, domaines et soirées privées ;
→ mariages, réceptions ou événements haut de gamme.

Cette souplesse ne signifie pas que la proposition devient générique.

Elle permet au contraire de conserver l’identité du spectacle tout en l’adaptant à la réalité de chaque lieu.

◉ Le ténor Bertrand Di Bettino au-delà de Ténor in Flamenco

Le concert de Cannes révèle une partie de l’univers du ténor Bertrand Di Bettino, mais son activité ne se limite pas à cette création.

Son répertoire lui permet de proposer plusieurs formats.

Noelissimo est consacré aux chants de Noël et aux airs sacrés. Le concert peut être présenté dans des églises, des chapelles, des temples ou des cathédrales, avec un pianiste et parfois avec des chœurs.

Voyage en Méditerranée réunit la voix du ténor et la guitare autour d’un parcours musical allant de l’Italie à l’Espagne, en passant par la Côte d’Azur et d’autres rivages méditerranéens.

Incanto explore le bel canto, les grands airs de ténor et des œuvres devenues populaires, notamment certaines chansons italiennes ou napolitaines.

Le ténor Bertrand Di Bettino a également créé Parcours d’un chanteur lyrique, un concert-conférence interactif proposé aux établissements scolaires comme au public adulte.

Il y raconte l’évolution de la voix et de l’art lyrique de l’Antiquité jusqu’à aujourd’hui, à travers le chant, les costumes, les projections et la participation du public.

Ce programme est intégré au dispositif Pass Culture et à la plateforme ADAGE de l’Éducation nationale.

Le fil conducteur reste le même : rendre l’art lyrique accessible sans le réduire à une version simplifiée de lui-même.

◉ Ce que le concert de Cannes a réellement montré

Le spectacle présenté au Port Canto ne se résume pas à l’association originale d’un ténor, d’une danseuse flamenco et d’un guitariste.

Il montre qu’une proposition artistique peut conserver une vraie exigence tout en parlant à un public large.

Il montre aussi l’importance du travail réalisé par une association culturelle locale pour créer les conditions de cette rencontre.

Enfin, il montre qu’un événement annoncé pour un public précis peut dépasser ce premier cercle et attirer des personnes qui n’avaient pas prévu d’y assister.

C’est peut-être là que se trouve la réussite la plus concrète de cette soirée.

Les Cannois sont venus pour un spectacle.

Des visiteurs se sont arrêtés par curiosité.

Et tous ont fini par regarder dans la même direction.

Pour aller plus loin
→ Découvrir le site officiel du ténor Bertrand Di Bettino
→ Découvrir l’association Cannes en Héritage
→ Lire l’article complet consacré au spectacle, aux artistes et à sa construction éditoriale

Reportage et photographies : Nicolas Lemaire. https://decisionsdigitales.substack.com/p/a-cannes-le-tenor-bertrand-di-bettino


En savoir plus sur Site officiel du Ténor Di Bettino

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Commentez!

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑